Sous terre, des milliards de micro-organismes vivent ensemble dans une harmonie fragile. Pour mieux les connaître et les considérer davantage, l’asbl Cineke a entrepris de réaliser un documentaire sonore de 50 minutes, intitulé « La Tête sous terre pour voir l’Horizon ».
Une symphonie sous nos pieds
Le sol, ce milieu souvent piétiné et parfois dénigré, recèle des trésors insoupçonnés.
Le projet de Cineke a pour ambition de raconter la vie grouillante sous nos pieds, grâce à un travail sonore qui nous place dans un rapport sensoriel au sol.
Car une véritable symphonie se joue sous terre. Bactéries, mycélium, racines, vers de terre, fourmis, iules, tardigrade… vivent, communiquent entre eux et émettent des sons. En Suisse, Marcus Maeder, chercheur et artiste, a fabriqué un appareil pour capter les sons du sol et a découvert que chaque organisme a sa propre signature sonore.
« La Tête sous terre pour voir l’Horizon » crée un imaginaire et, par le son, rend sa beauté à un milieu méconnu et déprécié par les préjugés.




Comprendre pour mieux protéger
Pour réaliser ce documentaire sonore, toute l’équipe arpente forêts et champs, en jouant de cette matière brune avec les enfants mais aussi en rencontrant des agriculteurs qui luttent pour sauvegarder leurs terroirs face aux dérèglements climatiques. Le périple se termine en ville où l’imperméabilisation croissante des sols entraîne la disparition d’écosystèmes précieux et perturbe gravement le cycle naturel de l’eau.
Ce projet vise la plus large diffusion possible. L’un des objectifs étant de faire comprendre à quel point un sol en bonne santé peut à la fois retenir plus d’eau et séquestrer plus de carbone et par conséquent apporter en même temps des réponses aux enjeux de l’eau et du changement climatique.




De nombreux canaux de diffusion sont donc envisagés.
- Les festivals pour multiplier les écoutes publiques et susciter des débats sur le sol et l’importance de sa protection.
- La mise en ligne sur la plateforme Radiola.be.
- L’organisation d’écoutes, en avant-première, à Bruxelles, à la Maison Poème et lors du « Festival En Ville ».
- La réécoute, sous forme de podcast, sur la plateforme internationale Radio Atlas.
- L’envoi du documentaire sonore à de nombreuses radios associatives ou publiques belges et françaises.
Par ailleurs, un visuel et un support matériel seront produits sous deux formes. D’une part, un CD avec pochette et, d’autre part, une carte postale avec QRcode qui dirige vers une écoute en ligne.
Un projet à écouter en 2028
Cineke prend en charge la prise de son pendant le tournage et s’entoure de collaborateurs pour le montage et le mixage. Ces différentes phases se déroulent en plusieurs étapes pour creuser, ajuster et affiner toutes les facettes du documentaire.
Les repérages ont débuté en 2024. Tournage, montage et mixage sont planifiés de 2026 à 2027. Les premières diffusions sont prévues pour 2028.


Utiliser le son pour rendre perceptible l’invisible et redonner ses lettres de noblesse au sol est une démarche à la fois poétique, scientifique et politique. La Fondation QiGreen estime que le projet documentaire sonore de Cineke a la capacité de toucher émotionnellement de nombreux auditeurs pour les inviter à changer de regard et à contribuer à la sauvegarde des sols indispensables à la vie.
La Fondation soutient la réalisation du documentaire et la stratégie de sa diffusion bien ancrée dans le paysage de la création sonore francophone et internationale y compris hors d’Europe.
Pour aller plus loin dans les découvertes sonores
Aurelia Balboni et Nicolas François sont les porteurs de ce projet.
Aurélia Balboni est auteure, monteuse et productrice de documentaires et de fictions radiophoniques. Elle enseigne également le documentaire radiophonique en Belgique (IAD – Institut des Arts de Diffusion). En 2014, elle a fondé Cineke , un collectif d’auteurs indépendants qui anime des ateliers et produit des films et des émissions radiophoniques. Son dernier documentaire, « Brothers », a été coréalisé avec Nicolas François.


